Un papier de la NR sur la controverse de l'avenue Maginot, où les riverains demandent le beurre et l'argent du beurre, mais où la solution retenue par le SITCAT n'est pas non plus des plus heureuses ...
On pétitionne avenue Maginot
La mobilisation gagne du terrain, avenue Maginot, où le projet d'intégration du tram dans le paysage urbain est loin de faire l'unanimité. Dans le sillage de Jean-François Stevenet, qui avait écrit un recueil de douze pages au commissaire enquêteur cet été (NR du 31 juillet), un autre riverain, Roger Petit, a lancé une pétition « apolitique » qui a collecté 75 signatures d'habitants et de commerçants de l'avenue en l'espace de deux semaines.
Carrefour Pilorget à revoir
Dans ce document, les signataires - qui représenteraient « l'expression de 300 personnes » - s'opposent au principe d'une voie mixte (tram et véhicules) dans le sens nord-sud (*), s'inquiètent des vibrations que pourrait générer le tramway, dénoncent l'étroitesse des voies cyclables (« Un danger mortel pour les cyclistes ») ainsi que l'option retenue par le Sitcat de câbles aériens d'alimentation ou encore « la suppression de 80 % des places de stationnement sans aucune alternative. »
Le message est clair. « Le tramway doit être un plus pour les riverains, non un problème », estiment-ils, enjoignant ainsi le Sitcat et Cité Tram à revoir leur copie avenue Maginot et à trouver des solutions « de raison et de responsabilité » au carrefour Pilorget. « Il est très mal pensé, avec beaucoup trop de voitures à quelques dizaines de mètres de l'école Christ-Roi. On va tout droit vers d'inévitables accidents », assure Jean-François Stevenet.
Parallèlement à la pétition, un blog a été ouvert sur internet (
www.tramtoursmaginot.org). Allant bien au-delà du dossier tourangeau, cet espace web balaie les problèmes rencontrés sur les agglomérations, notamment en matière d'accidentologie et de nuisances sonores.
(*) Ou demandent, que tout au moins, cette « voie mixte soit strictement réservée aux riverains ainsi qu'au passage des véhicules de secours ».
J. G.